LA PHILOSOPHIE FACE À LA GUERRE

2003 - 2004



La Société Nantaise de Philosophie a été créée en 1996 pour proposer au public un cadre de réflexion théorique ouvert aux réalités historiques de notre temps. Or la guerre est devenue un phénomène majeur de l’époque contemporaine qui a vu se déchaîner la violence de masse aussi bien à l’intérieur des nations (guerre civile) qu’entre les États, jusqu’à devenir « mondiale » au siècle dernier. Ce fait total (économique, social, politique et symbolique) draîne désormais une part essentielle des énergies matérielles et spirituelles des hommes et engage le sort de l’humanité entière, comme l’état du monde lui-même.
La philosophie, classiquement entendue et pratiquée comme un exercice de la raison ou du discours qui tâche de penser voire de contrer la violence, s’est toujours confrontée à la guerre, jusqu’à vouloir la mettre hors la loi au moyen de l’institution de la paix universelle par le droit. Or cet idéal des Lumières est aujourd’hui battu en brèche par un état de guerre protéiforme et perpétuel qui enrôle les États démocratiques eux-mêmes sous la bannière d’un « Empire du bien » affrontant l’« Axe du mal » d’un terrorisme radical, avec pour horizon un « choc des civilisations» de plus en plus présenté comme étant inexorable, voire désirable. 

C’est dans un tel contexte, qui alimente un débat qui traverse les institutions nationales et internationales, mais aussi mobilise les intellectuels et l’opinion publique de tous les pays, que la Société Nantaise de Philosophie a choisi pour thème de ses conférences-débats de l’année 2003-2004 : la philosophie face à la guerre


Joël Gaubert : faut-il vouloir la paix à tout prix ? 21 novembre 2003.

Thierry Ménissier : conflit et guerre dans la pensée de Machiavel – 5 décembre.


Jacques Ricot : la paix entre justice et force – 16 janvier 2004.


Blaise Benoit : la guerre selon Nietzsche – 27 février.


Pierre Hassner : penser le 11 septembre – 19 mars.