RÉFLEXION ET LIBERTÉ CHEZ SARTRE
Rémi Robert
Université de Sherbrooke, Canada
Point de départ de la réflexion, l’interrogation ouvre l’être sur une quantité de possibles et lui révèle à la fois sa nature et son action. Pour Jean-Paul Sartre, l’expérience de la liberté marque l’individu et sa conscience par son caractère foncièrement déstabilisant. « Je suis de trop, donc j’existe ». Ainsi l’homme passe d’une vision absurde et sombre de l’existence à une volonté positive pour laquelle il doit affirmer et responsabiliser sa personne.
La notion de choix acquiert donc une importance capitale, et nous posons sérieusement la question de savoir si l’expérience de l’angoisse chez Sartre conduit directement à la liberté ou à la non liberté ?
Être condamné à être libre suppose d’emblée une solitude identitaire, et nous voulons savoir si la réflexion de la liberté conduit directement à l’authenticité ?