LA PROBLÉMATIQUE HÉGÉLIENNE DE LA PHILOSOPHIE DE L’HISTOIRE
Albert MPOY TSHIMWANGA
Quelle que soit la naissance ou la mort, l’homme est toujours sujet à plusieurs actes dont la plupart n’échappent pas au contrôle de sa conscience ; car c’est elle qui conditionne sa dynamicité, c’est à dire, sa marche vers le progrès historique qui selon Hegel est : « l’acte par lequel l’esprit se façonne dans la forme de l’événement de la réalité naturelle immédiate ». Il s’en suit que, la progression de l’esprit humain surgit à travers les divers degrés ou étapes successives de l’évolution constituant et, la réalisation révèle l’existence de l’homme enchaîné ; en même temps, ce dernier au moment où il prend conscience de son être comme sujet historique. Notre travail sera centré sur l’élucidation, la description du phénomène «histoire philosophique » tel qu’il est conçu et présenté par Hegel. De ce fait, nous nous poserons la question de savoir comment Hegel conçoit l’histoire sous son angle purement philosophique, du fait que, c’est la raison qui conduit l’histoire et gouverne le monde. Hegel érige son système philosophique en se conformant à son procédé qu’il appelle méthode « dialectique » ou « spéculative ». Ce procédé, pensons-nous, consiste en ce que l’esprit, partant d’une notion quelconque, s’aperçoit d’abord que celle-ci, si elle demeure dans son état premier, étant imparfaite, unilatérale, évoque et entraîne une autre notion contraire. Cette méthode est triadique, elle comporte trois moments enchaînés, que l’on appelle ordinairement « thèse », « antithèse », « négation de la négation ». fidèle à cette méthode dialectique qui constitue le point central de son système, Hegel soutient que « l’histoire procède par la négation c’est à dire, affirmation, négation et négation de la négation ». Il est donc impossible de refaire l’histoire car tout progrès historique est une négation de ce qui est, et a été, et l’histoire, renchérit-il, « progresse tant qu’il y a possibilité de négation, mais lorsqu’elle y manque, l’histoire s’arrête définitivement. Donc, l’histoire hégélienne est philosophique car son but ultime est la production d’un savoir est le savoir que l’esprit a de lui-même. C’est pourquoi, notre exposé aura comme visée essentielle de comprendre la quintessence de la problématique analytico-pratique de l’histoire telle que conçue par Hegel.
Références bibliographiques :
G.W.F HEGEL, Raison dans l’histoire. Introduction à la philosophie de l’histoire, traduit de l’allemand par K. Papaioannou, Paris, Plon, 1965.
Idem, Leçons sur la philosophie de l’histoire, traduit de l’allemand par J. Gibelin, 3eme éd., Paris, J.Vrin, 1970.
Idem, Encyclopédie des sciences philosophique en abrégé (classique de la philosophie), traduit de l’allemand par M. de Gandillac, Paris, Gallimard, 1970.
A. KOJEVE, Introduction à la lecture de HEGEL, leçon sur la phénoménologie de l’esprit, Paris, Gallimard, 1968.
Section : 5 Sous-section : 5.2 Titre : la Réflexion dans la philosophie de l’âge classique