André Stanguennec : Mallarmé, un théâtre de lesprit


 Mallarmé a toujours exprimé une passion pour le théâtre, de même que pour l’écriture théâtrale. Livre et Nature se donnent comme deux aspects d’un même Théâtre pouvant porter le nom de l’un ou de l’autre : « un théâtre inhérent à l’esprit, quiconque d’un œil certain regarda la nature le porte avec soi, résumé de types et d’accords ; ainsi que les confronte le volume ouvrant des pages parallèles ».
 
 Les études ici rassemblées procèdent à une élucidation du sens spirituel que Mallarmé donnait au théâtre. Elles envisagent celui-ci dans son rapport aux vécus eux-mêmes dramatiques de l’auteur (Chap. I), à ses conceptions de la « logique » du théâtre et de la « fête » sociale et politique (Chap. II), du théâtre et de la musique (Chap. III), du théâtre et de la peinture (Chap. IV), du théâtre et de la vérité morale (Chap. V), enfin du théâtre et de la notion de rythme cosmique présente dans la lecture bachelardienne de Mallarmé (Chap. VI). La Conclusion insiste sur l’ambiguïté spirituelle de ce théâtre notamment dans ces mots : « la Divinité, qui jamais n’est que Soi », et dans le « Rien » ou « Néant » de cette théâtrale « Divinité ».