RÉFLEXION ET MONDIALISATION, UNE CONTRADICTION ?
Pr. Thérèse BELLE WANGUE
Université de Douala
Comme toute activité humaine, la réflexion a ses règles et modalités propres. Qu’elle mobilise l’existence autour d’un projet ou qu’elle ait valeur curative de méditation, la réflexion ne peut s’effectuer que sur la base d’une rupture affranchissante, et partant, transfigurante, avec la négativité du déjà-là.
Si cette dynamique est a priori personnelle, elle n’en détermine pas moins la rencontre, revêtant un caractère de nécessité, entre individus, groupes et sociétés dans l’ensemble.
L’univocité du critère qui se ramène à la position dans le processus de production fait entrer en jeu de multiples rapports d’autorité autour de l’économique et du communicatif.
Toute réflexion sérieuse sur ces rencontres repose sur un double réquisit contradictoire : l’impossibilité de s’en passer et l’impossibilité de les assumer sans s’exposer à des contradictions.
L’harmonisation des intérêts des uns et des autres est-elle possible ? Descartes ou Spinoza, quelle structure de la réflexion nous prépare à comprendre véritablement l’évolution vers la transcendance économiste et communicationniste de la mondialisation ?
Section : 2 Sous-section : 2.2. Titre : Philosophie juridique et politique