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LA RÉFLEXION HÉGÉLIENNE CONTRE LA REPRÉSENTATION KANTIENNE
Danic Parenteau
Le système de philosophie hégélien s’articule comme pensée de la réflexion et culmine en savoir absolu ou spéculatif. C’est bien au moyen d’une réflexion sur les pensées que nous a léguées l’histoire de la philosophie, que la philosophie hégélienne peut culminer en savoir spéculatif. Par ce travail réflexif, ces pensées pourront ainsi être élevées à la conscience, soit à l’absolue conscience d’elles-mêmes. Le savoir absolu désigne précisément ce niveau de savoir où savoir et conscience sont devenus égaux, c’est-à-dire lorsque le sujet pensant se sait d’une manière certaine comme n’étant plus différent de son objet de pensée, lorsque son objet de pensée n’est rien d’autre que lui-même. Le savoir se fait alors miroir, véritable « spéculum ». Or la pensée hégélienne, croyons-nous, n’est parvenue à s’élever au savoir spéculatif que dans la mesure où elle a réussi à supprimer (aufheben) la pensée de la représentation qu’incarne la pensée kantienne. La démarche réflexive est en opposition avec la représentation, laquelle suppose en son fondement une différence entre le sujet pensant et l’objet de pensée, une différence entre le savoir qu’elle a d’un objet et ce que cet objet est en vérité (indépendamment du savoir qu’un sujet pensant peut avoir de celui-ci), car pour cette forme de connaissance, un savoir ne demeure toujours qu’une représentation de la vérité et non la vérité elle-même. Dans le cadre de ce colloque, nous proposons donc une communication sur le déploiement de la philosophie de Hegel en pensée de la réflexion en tant que critique de la pensée de la représentation kantienne.
Bibliographie :
Hegel, G.W.F., Encyclopédie des sciences philosophiques, I, La science de la logique, trad. B. Bourgeois, Paris, Vrin, 1994.
Hegel, G.W.F., La phénoménologie de l'esprit, 2 tomes, trad. J. Hyppolite, Paris, Aubier, 1941.
Hegel, G.W.F., Leçons sur l’histoire de la philosophie, trad. P. Garniron, Paris, Vrin, 1991, tome VII.
Kant, Emmanuel, Critique de la raison pure, trad. A. Tremesaygues et B. Pacaud, Paris, P.U.F., 1993.