L’ÊTRE SANS LA RÉFLEXION. À PROPOS DE QUELQUES PAGES DE GABRIEL MARCEL





David MAVOUANGUI

Chef de Département de Philosophie

Faculté des Lettres et des Sciences Humaines

Université Marien Ngouabi de Brazzaville (Congo)





L’analyse rigoureuse de la vie de l’esprit, de la « réflexion centrée sur le moi transcendantal », conduit Gabriel Marcel dans Le mystère de l’être, à déclarer que « ... depuis cette époque lointaine, la vie est intervenue avec tout ce qu’elle peut apporter à un être de joies et de douleurs, de découvertes et de déceptions, dès lors je ne puis plus me contenter des formules trop abstraites qui alors me satisfaisaient jusqu’à un certain point… Car même à cette époque j’éprouvais au fond de moi une méfiance invincible à l’égard de l’abstraction pure et … je ne me soucie de l’être que pour autant que je prends conscience plus ou moins distinctement de l’unité sous-jacente qui me relie à d’autres êtres dont je pressens la réalité ».



Telle est, en effet, (a priori), l’expression de la méditation fondamentale de Gabriel Marcel, que nous tenterons d’examiner en allant à l’essentiel de la « réflexion seconde » (sa méthode phénoménologique), révélatrice de « l’exigence de transcendance découvrant son visage authentique » ; exigence de l’être et sens véritable de l’humaine condition.







Ière section - sous-section 1.3 - Titre : Phénoménologie et philosophies de l’existence