La réflexion de l’homme face à son ignorance - Quel rôle peut jouer la philosophie pour lutter contre cette impuissance ?
Mahmoud LAVASSANI
C’est passionnant de croire que « l’homme est la réflexion ». Mais quelle est la raison d’être de cette réflexion si ce n’est simplement qu’une faculté naturelle, et pourquoi l’homme en a-t-il le monopole ? Où en est-il après tant de siècles et de progrès dus aux réflexions de centaines de philosophes, et après d’innombrables découvertes scientifiques vertigineuses qui ont séparé et éloigné la connaissance de la source de celle-ci, qui est la philosophie? L’homme a-t-il découvert les énigmes éternelles de la vie et de la mort? Quand, comment et d’où vient-il ? Que doit-il faire sur cette planète et où ira-t-il par la suite? Quel destin l’attend au sein de cet univers illimité qui l’entoure? Pourra-t-il un jour découvrir le but final de son exégèse ainsi que la source créatrice de l’univers ?
Nous allons essayer de dégager certaines lueurs de raisonnement qui oseraient répondre à ces questions, et d’examiner ensuite si l’A.S.P.L.F. pourrait jouer, en l’occurrence, un rôle efficace. Or, sachant que les « pourquoi » des causes ont abouti à découvrir les sciences, tandis que les « pourquoi » des raisons d’être philosophiques sont toujours démunis de réponses apparemment satisfaisantes, il faut, à notre avis, restituer à la philosophie ses enfants (les sciences dans toutes leurs diversités, y compris l’anthropologie et la cosmologie) et, au lieu de courir après les idées perplexes des prédécesseurs, la motiver à reprendre sa tâche prédominante qui est de deviner les réponses à tant d’autres mystères non encore résolus. Sans cette réflexion, les sciences en question risquent d’être dévoyées et de mettre ainsi en danger l’avenir de l’humanité.