Le processus propédeutique de la pensée et L’annulation de la pensée dans la mystique Plotinienne
ANNA KELESSIDOU
Ma communication s’articule sur trois niveaux :
1. Le niveau de la vie intellectuelle de l’âme : Toute vie est une pensée.
Le niveau du dépassement de l’intellectualité. La nescience ou le changement de l’âme par la transcendance : Toucher n’est pas penser (Enn. V, 3 10).
Penser et ne pas penser (Enn. VI, 7 35) : Le niveau de la revalorisation de l’intelligence comme puissance qui possède toujours et la pensée et la vision de l’Un différente de la pensée.
Dans la mystique plotinienne il y a des thèmes dont la valeur n’est pas unilatérale. Tels la présence divine et la pensée : au niveau de la procession Plotin affirme l’omniprésence de l’Un et la supériorité de la pensée comme activité de la seconde hypostase. Au niveau de la conversion, à côté des textes affirmant la présence (Enn V, 14 ; V, ? 17 ;VI, 731; VI,9 7) qui, voyage de l’âme, parlent de l’union ( VI, 9 10), de la coexistence (synoussia ‘11,9 7) 4e l’âme et de l’Un, coexistence dans laquelle s’évanouit la distinction sujet-objet.
La pensée est affirmée comme propédeutique à l’étape supérieure où l’âme doit la dépasser. Le drame de la pensée, si l’on peut ainsi parler, se situe à l’échelle qui est comme la route héraclitéenne: «...montante descendante une et même », selon la perspective.
Le troisième moment dans la mystique plotinienne est celui où sont embrassées dans une même problématique la pensée et la vision de 1’Un différente de la pensée.
5.1