L’absoluité de l’Acte à la lumière de l’existence en dialogue
Thierry EKOGHA
Université Omar Bongo, Libreville-Gabon
Résumé :
Lavelle a explicitement affirmé l’absoluité de l’Acte par l’affirmation de son univocité. L’Être comme Acte est précisément cette consécration. Mais cela suggère nécessairement que soit postulée une ontologie de la solidarité dont on peut retrouver la mise en image dans la notion d’existence en dialogue, fondamentalement marquée par le jeu réciproque de perspectives de la participation. Or la participation n’est telle, c’est-à-dire structurante en elle-même, que parce qu’elle est réciprocité spirituelle et existentielle. Notre propos est le suivant : l’existence en dialogue, c’est-à-dire le sujet comme spiritualité créatrice en intimité concrète avec tout ce qui est, est ce par quoi l’absoluité de l’Acte est précisément sa dimension créatrice absolue. Mais cela ne se comprend qu’en reconnaissant en tout acte que nous accomplissons le caractère d’une communauté qui se crée, laquelle figure l’intériorité du sujet à tout ce qui est, en particulier aux êtres spirituels, créés libres et créateurs. En d’autres termes, l’absoluité de l’Acte doit être lue à la lumière de l’existence en dialogue pour mieux fonder sa présence et réaliser que cette présence s’étend à tout ce qui est.